Voici la plus fréquente : Loin dans l’infini s’étendent Wir sind die Moorsoldaten und ziehen mit dem Spaten ins Moor! Heimwärts, heimwärts! Les plus beaux chants scouts, 1932-1953, prod. La dernière est le Börgermoorlied. Rudolf Oskar Goguel, né le 21 avril 1908 à Strasbourg. Le Chant des partisans ou Chant de la libération est lhymne de la Résistance française durant loccupation par lAllemagne nazie, pendant la Seconde Guerre mondiale. Une de ses accointances politiques Rudi Goguel, représentant de commerce et bon musicien amateur âgé de vingt-cinq ans, se propose d’en réaliser une version à quatre voix, pour peu qu’il trouve du temps. Elle est devenue un emblème du Mouvement de libération des femmes (MLF) et plus généralement des luttes féministes francophones. Le ténor américain Paul Robeson, brigadiste et militant du mouvement pour les droits civiques, le popularise aux États-Unis sous le titre Song of the Peat Bog Soldiers. 13 Monate Konzentrationslager. C’est vraisemblablement pour échapper aux persécution qu’il publiera des poèmes patriotiques. Du bist wieder mein! Le 10 mai 1940, il est arrêté à Anvers par la police belge et déporté, avec d’autres ressortissants étrangers, dans le camp français de Saint Cyprien, puis dans celui de Gurs. Escudéro Lény - Le chant des marais (Letras y canción para escuchar) - Loin dans l'infini, s'étendent / Les grands prés marécageux / Et pas un seul oiseau ne chante / Dans les arbres secs et creux / Ô ! Auf und nieder geh´n die Posten, Börgermoor est en 1933 un camp de « détention préventive » (Schutzhaftslager). Le « Chant des Marais » a été composé en 1933 par des antifascistes allemands détenus dans les premiers camps de concentration nazis. Langhoff lance un appel à volontaires à l’intérieur du camp et reçoit de nombreuses propositions : acrobates, jongleurs, gymnastes, boxeurs, comiques, musiciens, chanteurs, ou encore imitateurs de cris d’animaux. wo wir fern von jeder Freude Textes et Paroles de Le chant des marais Loin dans l'infini, s'étendent Les grands prés marécageux. Cette même année, le chant figurera même dans le recueil Jiddische Lieder gegen die Nazis, dans sa version originale. Loin dans l’infini s’étendentDe grands prés marécageuxPas un seul oiseau ne chanteSur les arbres secs et creux, Refrain :Ô Terre de détresseOù nous devons sans cessePiocher, piocher, 2. Eichen stehn kahl und krumm. Cette même année, de passage à Londres, le compositeur Hanns Eisler et le chanteur Ernst Busch rencontrent un Allemand de Börgermoor qui leur transmet les paroles et leur chante la mélodie avec quelques approximations. Après un passage dans le camp de concentration de Lichtenburg, Langhoff est finalement libéré en 1934 et émigre en Suisse. Dans ces divers camps, le Lied der Moorsoldaten est entonné lors de soirées ou de réunions musicales, qu’elles soient clandestines ou en présence de SS. Intitulé « Das Lied der Moorsoldaten » (traduit en français sous le titre de « chant des Marais »), il traduit la plainte des antifascistes et des juifs, premiers internés dans ces camps. Il nous semble vivre en cage, Au milieu d'un grand désert. Au milieu de ce public hétéroclite, un clown circule pour vendre de la « glace des marais » – il s’agit en fait de grosses portions de tourbe. L’essor revival des mouvements folk des années 1970 remet le Börgermoorlied sur le devant de la scène ouest-allemande. Dans cette version, les deux dernières notes des refrains sont répétées pour ajouter un écho emphatique aux verbes « piocher » et « aimer ». Morgens ziehen die Kolonnen A) Ecouter le chant sur You tube. Ils sortent ainsi clandestinement de Börgermoor mais aussi d’Esterwegen, le camp voisin, et connaissent immédiatement une diffusion dans les milieux opposés au régime. Le CHANT DES MARAIS – (Le Chant des Déportés) Le Chant des Marais, hymne européen de la déportation, est une œuvre collective créée en juillet-août 1933 dans le camp de concentration nazi de Boergermoor. Le Chant des marais a été écrit en juillet 1933 par des prisonniers allemands antinazis au camp de Börgermoor, un des premiers camps de concentration conçus pour y enfermer les opposants au nouveau régime. Les paroles sont modifiées et le titre est alors Nous qui sommes sans passé, les femmes. Album. Mais les détenus n’en restituent qu’une portion infime. Langhoff est présenté à Johann Esser, mineur dans la Ruhr et militant du parti communiste allemand (KPD), auteur de poésies publiées dans le journal local Ruhr-Echo, l’un des organes du parti. 2000-2021 Music and the Holocaust.© À ces occasions, certains Lagerlieder résonnent comme des hymnes célébrant la fin de l’oppression nazie et constituent progressivement un répertoire qui sera désormais lié aux réunions d’anciens déportés ou aux événements de commémoration. Bruit des pas et bruit des armesSentinelles jours et nuitsEt du sang, des cris, des larmesLa mort pour celui qui fuit, 4. Il se met ensuite en quête d’un compositeur susceptible de mettre le poème en musique. Après la guerre, Goguel milite pour le Parti communiste en Allemagne du sud. Pour toutes ces raisons, le chant est tout d’abord ignoré en Allemagne de l’Ouest, sans pour autant être interdit. Bremen Temmen, 2000. La prise des camps par les Alliés sonne la Libération, attendue pour certains depuis plus de dix ans. Cette même année, la mélodie voyage d’Oranienburg à Prague lorsqu’Erich Mirek, ancien membre de la troupe d’Agit-Prop Das rote Sprachrohr, la chante à ses amis qu’il rejoint en exil. Le rythme est certes celui d’une marche, mais le mode mineur vise à traduire la fatigue des détenus contraints à la discipline militaire. L’un des premiers hymnes de camp, le Börgermoorlied (« chant de Börgermoor »), également connu sous le titre Moorsoldatenlied (« chant des soldats du marais ») ou Lagerlied von Börgermoor (« chant du camp de Börgermoor) – et en français sous le titre du « Chant des Marais » – fut composé en 1933. De 1915 à 1917 il travailla comme marin. L’ouvrage connaît immédiatement le succès – huit éditions en six mois – et est traduit dans plusieurs langues dont le français. Ce coffret propose 33 versions différentes du chant sur les 170 enregistrements qui ont été recensés par le DIZ. Téléchargez la partition gratuite de la chanson Le chant des marais , chant de guerre aussi connu sous le nom le chant des déportés avec accords de guitare Chanson traditionnelle. All Right Reserved. Une version illustrée réalisée à Börgermoor est reproduite en fac-simile dans le journal pragois Arbeiter-Illustrierte-Zeitung dès le 8 mars 1935 et la chanson est diffusée a capella sur les ondes de Radio Prague. in das Moor zur Arbeit hin, Doch für uns gibt es kein Klagen, Il figure dans de de nombreux « recueils de chants des camps » (Lagerliederbücher) de l’époque, particulièrement à Sachsenhausen. Heimwärts, heimwärts jeder sehnet,zu den Eltern, Weib und Kind.Manche Brust ein Seufzer dehnet,weil wir hier gefangen sind. Numéro final du Zirkus Konzentrazani, la chanson remporte un grand succès auprès des détenus. Tandis que les détenus quittent progressivement les camps, de nombreuses fêtes d’adieu sont organisées. Il meurt le 6 octobre 1976 à l’âge de 68 ans. Dans les années suivantes, il a vécu avec sa famille, à cause des arrestations répétées et l’incapacité de trouver un emploi, une grande détresse économique. 1, München, 1973. Nous autres, qui ne menions plus une vie d’hommes, nous avions osé, pendant quelques heures, décider nous-mêmes de nos actes, sans avoir à obéir à des ordres ou à des instructions, exactement comme si nous avions été nos propres maîtres et si le camp de concentration n’avait jamais existé. Il est enregistré à de nombreuses reprises, notamment par les ensembles musicaux officiels. Ô terre de détresse Une partie des détenus est donc libérée après avoir purgé une peine allant de quelques semaines à plusieurs mois. Rudi Goguel, dans Inge Lammel, Günter Hofmeyer (dir. Mais un jour dans notre vie, ewig kann´s nicht Winter sein. Armés de lattes trouvées dans le camp, ils frappent aveuglément les détenus, provoquant un état de panique générale. Le Moorsoldatenlied est né en août 1933 de la tradition concentrationnaire de faire chanter les détenus, et de la volonté de ceux-ci de rendre compte de leur condition, mais aussi de leur conviction de voir le régime nazi abattu. Les baraques sont alors fouillées par les SS qui ne découvrent dans un premier temps aucune des cachettes. Cliquer sur l’adresse URL portée en source (haut de page, couleur rouge). Nous nous serrâmes étroitement autour des tables, nous parlâmes de chez nous, de nos familles, de notre activité politique, et peu à peu fondit l’hébétude qui avait pesé sur nous depuis notre arrivée au camp. Mais, au gré des transferts vers d’autres camps, des libérations d’internés allemands il se répandit dans tout le monde concentrationnaire. Son alternance des modes mineur et majeur est, de plus, un élément commun à de nombreuses musiques de tradition orale et le chant fait preuve d’une surprenante adaptabilité à des répertoires traditionnels très diversifiés. Le Chant des Marais Ce chant a été écrit dans un des premiers camps de concentration situés en Allemagne. Il a grandi dans un orphelinat et travaillé comme ouvrier textile. Armand Pierhal, Paris, 1935. Pas un seul oiseau ne chante Il est accompagné par un chœur d’hommes bouche fermée, tandis que le refrain est chanté collectivement. Paroles de Johann Esser et Wolfgang Langhoff. Les numéros finaux sont des chansons à quatre voix entonnées a capella par un chœur. Pierre commémorative sur le site du camp de Börgermoor, portant la première strophe du. Auf und nieder gehn die Posten,keiner, keiner kann hindurch.Flucht wird nur das Leben kosten,vierfach ist umzäunt die Burg. Le chant des soldats des marais, dit chant international des déportés. Votre score est de / = % Il bat ou égale % des personnes testées aussi eu 100%. Il y fut chanté quelques jours plus tard devant près de 1000 détenus, qui en reprirent aussi- tôt le refrain. À propos de la composition du chant, Goguel témoignera : On me fit donc clandestinement entrer à l’infirmerie pour que je puisse y coucher ma mélodie sur du papier. Entouré de fils de fer, Origines : Ce chant trouve ses origines dans le camp de concentration de Börgermoor en Allemagne durant la seconde guerre mondiale Index des chants Armée d'Afrique Outre sa mélodie facile à mémoriser, le chant séduit par son texte fédérateur. Puis après la Première Guerre mondiale il trouva des emplois de figurant au théâtre de Königsberg où il eut rapidement des petits rôles. Il est intégré au répertoire des Volkslieder (« chants populaires » du patrimoine allemand), et son enseignement dans les écoles comme symbole « anti-fasciste » revêt une mission idéologique. N’évoquant aucun lieu particulier, il provoque une résonance chez celui qui se sent loin « de ses parents, de sa femme et de son enfant » (couplet 4) mais aussi chez les « soldats » en général, et il figure dans le répertoire musical de la majorité des divisions militaires françaises. Sa portée universelle a favorisé son appropriation par des détenus de nationalités extrêmement diverses, au-delà des barrières de langue, pour contribuer à la création de communautés spirituelles l’espace d’une soirée. Ô terre de détresse La version de Goguel est entonnée essentiellement lors de réunions d’anciens déportés, tandis que celle d’Eisler circule de bouche à oreille au sein de certains mouvements de jeunesse. Aucun prisonnier ne se dénonce. Et du sang, des cris, des larmes, Devant cette « humeur de fête », Langhoff et certains détenus réfléchissent dès lors à la possibilité d’organiser des activités sportives ou artistiques tous les dimanches pour consolider le lien entre détenus et conserver une dignité humaine indispensable à leur survie. Le Börgermoorlied. Au sein des divers bataillons des Brigades Internationales, le chant connaît dès lors de nombreuses traductions. Ce chant populaire allemand est également devenu un chant militaire français. Titre. La première exécution publique de la version d’Eisler a lieu le 9 juin 1935 à Strasbourg : Busch la chante lors du concert d’ouverture de la première « Olympiade ouvrière européenne de musique et de chant », dont la coordination artistique a été confiée à Eisler. Il meurt en 1971 à Moers. Il purge sa peine de 1934 à 1944 dans divers pénitenciers. Dans les jours qui suivent, certains d’entre eux commandent même à Goguel et Langhoff une copie de la partition afin de l’envoyer à leur famille. Vogelsang uns nicht erquickt, nécessaire]. fr. ), Jiddische Lieder gegen die Nazis: Kommentierte Liedertexte mit Noten, Bonn, Wehle, 1996. Malgré l’interdiction il continue à être chanté par les détenus, parfois même sur demande de certains SS. Thomas Geve, Survivant d’Auschwitz, trad. Le Börgermoorlied, Moorsoldatenlied ou Lied der Moorsoldaten, plus connu en France comme Le Chant des Marais, est né sous le Troisieme Reich dans le camp de Börgermoor, durant l’été 1933. Jeder sehnet Ces documents sont parfois cachés dans des chaussures, dans la doublure d’une veste, ou encore dissimulés derrière des dessins offerts à leur famille à l’occasion d’une rare visite autorisée au camp. Wir sind die Moorsoldaten und ziehen mit dem Spaten ins Moor! En 1996, le groupe corse Cinqui Sò arrange et enregistre U Cantu di i pantani, d’après la traduction du Chant des marais par Ghjuvan Ghjaseppiu Franchi, dans la tradition polyphonique corse a capella. Le 27 septembre 1934, il est arrêté pour la deuxième fois et condamné à dix ans de prison pour haute trahison. Dann ziehn die Moorsoldaten nicht mehr mit dem Spaten in´s Moor! 126 Albert Street Cette « Nuit des longues lattes », ainsi que la surnomment les détenus, se soldera par plusieurs blessés graves et des dizaines de blessés légers. En 1944, il est transféré à Sachsenhausen puis Neuengamme et sera l’un des rares rescapés de l’évacuation sur le bateau-prison Cap Arcona. Langhoff en tire un refrain et retravaille certaines tournures afin d’éviter toute censure par les autorités du camp. 1. L’espace d’un instant, les détenus retrouvent un plaisir interdit durant ces semaines de traitements dégradants et de terreur exercée par les SS. Progressivement, une véritable émulation se met en place, qui conduit les commandants de chaque camp à se doter d’un chant propre, à l’exemple de Sachsenhausen (1937) ou Buchenwald (1938). Sous la schlague des nazis, trad. Paroles du titre Le Chant des Marais - Chants révolutionnaires avec Paroles.net - Retrouvez également les paroles des chansons les plus populaires de Chants révolutionnaires Les SA, puis SS qui reprirent la gestion du camp, exigeaient des prisonniers qu’ils chantent pour se rendre au travail. Goguel était à bord du bateau-prison Cap Arcona coulé par l’aviation britannique. Die Moorsoldaten, version arrangée par Eisler. Wir sind die Moorsoldaten          und ziehen mit dem Spaten          ins Moor! Bien que la partition originale du Börgermoorlied ait été largement copiée et diffusée en dehors des camps, c’est la version d’Eisler qui s’impose sur la scène européenne dès sa création. Les trois premières notes, répétées, introduisent d’emblée l’ambiance morne qui règne à Börgermoor et aux alentours : « Où que le regard se porte, rien que la lande et des marais ». L’euphorie de ces deux heures de semblant de retour à une réalité oubliée prend fin avec la restitution du tabac non consommé. Hier in dieser öden Heide La Chanson des Marais (Deportes) Loin, vers l'infini s'étendent Les grands près marécageux. La musique, initialement composée en 1941 sur un texte russe, est due à la Française Anna Marly, ancienne émigrée russe qui en 1940 avait quitté la France pour Londres. Il ne faut pas le confondre avec le chant religieux, en hébreu, entonné lors de chaque cérémonie de la déportation, le dimanche précédant le Nouvel An selon le calendrier hébraïque, en la Synagogue de la Victoire, à Paris[pourquoi ?][réf. Voici le récit que fera Goguel de la représentation mise en scène : Nous chantions, et dès la deuxième strophe, les quelque mille prisonniers commencèrent à fredonner le refrain avec nous. O terre de détresse ! Bearbeitungen, Nutzungen, Nachwirkungen, Papenburg, Dokumentations- und Informationszentrum Emslandlager (DIZ), 2008, 2 CD. Une traduction anglaise figure dès 1937 dans le recueil Songs of the people édité à New York par Workers Library Publishers, sans mention du nom du traducteur. En 1933, il est enfermé par les nazis pour trahison au camp de Börgermoor. On ne pouvait rêver plus beau lieu, l’Hôtel de Soubise dépendant aujourd’hui des Archives nationales, pour faire entendre, en création mondiale, Le chant du Marais de la compositrice Suzanne Giraud. La version originale de Rudi Goguel connaîtra donc essentiellement une circulation concentrationnaire. Le premier a lieu en 1935 en Union Soviétique. Piocher, piocher. Plusieurs éléments peuvent expliquer une telle destinée. Les paroles sont interprétées sur l’air du Chant des marais. Sa diffusion y sera également assurée par les brigadistes espagnols à partir de la Retirada de 1939. Bruits de pas et bruits des armes Ce n’était pas simple car certains prisonniers, chargés des travaux de peinture du bâtiment, y travaillaient en sifflant et chantant [sous la contrainte des SS] du matin au soir. Au moment où naît le chant, le camp est encore partiellement en construction et les détenus sont des opposants politiques ou religieux allemands sous la surveillance de recrues SS. Il nous semble vivre en cage Écrit pour quatre voix d’hommes a capella, le chant n’est pas pensé par Goguel comme un « chant de combat » (Kampflied), répertoire habituel des chœurs ouvriers communistes, mais plutôt comme une complainte. Après les paroles [du dernier refrain] « Alors les soldats du marais ne bêcheront plus dans les marécages », les seize chanteurs plantèrent leur bêche dans le sable et quittèrent la piste ; les bêches laissées dans cette terre des marais ressemblaient à des croix tombales. Wohin auch das Auge blicket,Moor und Heide nur ringsum.Vogelsang uns nicht erquicket,Eichen stehen kahl und krumm. Le refrain y appelle à la solidarité féminine : « Debout femmes esclaves / Et brisons nos entraves / Debout ! Wir sind die Moorsoldaten und ziehen mit dem Spaten ins Moor! Tout autour, des emplacements sont délimités pour les occupants de chaque baraque. De 1930 à 1933, des centaines de milliers de SS et SA allemands sont payés par le grand capital international (particulièrement compagnies pétrolières anglo-saxonnes et banques) pour "casser" du syndicaliste et du militant anticapitaliste. A la fin de sa peine, le 27 septembre 1944, il est à nouveau déporté au camp de Neuengamme. Après la guerre mondiale, il reprend son activité syndicale en Allemagne de l’ouest mais rompt avec le Parti communiste. Intégrant toute une tradition musicale allemande liée aux chants de travailleurs sous la république de Weimar des années 1920, il a été intégré dans l’après-guerre aux mouvements en faveur de la musique folk, dans les deux Allemagnes. Résultats. Il prend la direction du Deutsches Theater à Berlin de 1946 à 1963. tandis que le chant il se répandait en Allemagne, d’un camp de concentration à l’autre, A l'origine, il s'agit d'un chant de la guerre de sécession, qui a été repris et popularisé durant la guerre des Boers, repris par les Afrikaners. Le camp de Börgermoor, officiellement l’Emslandlager, était un camp de concentration nazi situé dans le Pays de l’Ems en Basse-Saxe. Reprendre . Vingt prisonniers sont désignés pour placer les spectateurs ; pour l’occasion, on a cousu sur leurs uniformes de longues rangées de boutons brillants. Il est devenu une expression de la résistance des déportés dans de nombreux camps, de la solidarité avec eux, maintenant une forme d’hymne de la Déportation. César Geoffray, À Cœur Joie, vol. Wolfgang Langhoff est né le 6 octobre 1901 à Berlin. La mort pour celui qui fuit. Répétition "efficace" puisque un nouveau chant a été déchiffré en pupitres et mis en commun par Marcel, "Le chant des marais". La représentation a lieu le 27 août 1933. Le Chant des Marais-Paroles. Le chant des marais - 1 interprétation. Hier in dieser öden Heideist das Lager aufgebaut,wo wir fern von jeder Freudehinter Stacheldraht verstaut. Le chant des marais Loin vers l’infini s’étendent Des grands près marécageux. ist das Lager aufgebaut, Il annonce les numéros et ponctue le spectacle. » Chanté pour la première fois à l’occasion de la première grande manifestation du MLF le 20 novembre 1971, il devient finalement l’hymne du mouvement et la partition est imprimée dans le journal Le Torchon brûle. Le Chant des Marais, hymne européen de la déportation, est une oeuvre collective créée en juillet-août 1933 dans le camp de concentration nazi de Boergermoor. Le Chant des déportés ou Chant des marais (en allemand Moorsoldatenlied, « chanson des soldats de marécage », ou Börgermoorlied, « chant de Börgermoor » ou Die Moorsoldaten) est l’adaptation en français d’un chant allemand composé en 1933 par des prisonniers du camp de concentration, pour détenus politiques, de Börgemoor dans le Pays de l’Ems en Basse-Saxe. Terre de détresse Où nous devons sans cesse Piocher Bruit de pas et le bruit des armes Sentinelles jour et nuit Playlist. Il publia Die Moorsoldaten, un des premiers livres sur les camps de concentration nazis. fr. À partir de la convergence de ces talents naît le Zirkus Konzentrazani, en référence au cirque Sarrasani qui jouit alors en Allemagne d’une grande popularité. Ce spectacle, qui dure près de trois heures, bénéficie d’un dispositif d’envergure. La simplicité de la mélodie, notamment du refrain entraînant et facilement mémorisable, favorise la popularité du chant dans le contexte de retour à la musique folk. En France toujours, l’air est proposé par Josée Contreras lors d’une réunion du Mouvement de Libération des Femmes (MLF), visant à enrichir son répertoire militant. Wir sind die Moorsoldaten und ziehen mit dem Spaten ins Moor! Vous avez . weil wir hier gefangen sind. Pas un seul oiseau ne chante, Dans les arbres secs et creux. NW1 7NE sich nach Eltern, Weib und Kind. Eisler la considère d’emblée comme « l’une des plus belles chansons révolutionnaires du mouvement international des travailleurs. Quelques jours après la « Nuit des longues lattes », Johann Esser avait remis à Langhoff un poème en six strophes dénonçant les conditions de vie des détenus et exprimant l’espoir d’une libération future. Pour autant, la liberté véritable et le retour au foyer peuvent prendre plusieurs semaines, parfois même plusieurs mois. Benjamin Ortmeyer (éd. Le Börgermoorlied remporte également un succès inattendu auprès des SS. Le Directeur Konzentrazani fait alors son entrée, fouet à la main, un tube en carton en guise de chapeau, l’habit couvert de décorations faites avec des morceaux de bois et des rondelles de caoutchouc. Chansons de France, 2007. L’orchestration fait alors la part belle aux roulements de caisse claire et aux trompettes. » À partir de la version qu’on lui a chantée, Eisler réalise un arrangement du Börgermoorlied dans la veine des Kampflieder qui lui sont chers. Ils reviennent dans la nuit, après une soirée de beuverie, et mettent à sac les baraques 9 et 10. Un grand espace sableux est dégagé entre les baraques et transformé en piste. London Le Chant des Marais est entré dès 1945 au répertoire du mouvement choral « À Cœur Joie » fondé par le maître de chant des Scouts de France César Geoffray, dans une version pour quatre voix mixtes harmonisée par lui-même. Créez gratuitement votre compte sur Deezer pour écouter Chant des Marais par Musique De La Garde Républicaine, et accédez à plus de 56 millions de titres. La violence de la répression SS conforte Langhoff et certains co-détenus dans la volonté d’organiser des événements fédérateurs le dimanche. Agnès Triebel, Paris, 2011. Dann ziehn die Moorsoldaten nicht mehr mit dem Spaten in´s Moor! Le printemps refleurira, Un dimanche d’août 1933, les détenus reçoivent la permission de fumer pour la première fois depuis leur arrivée au camp. Les paroles de cette chanson ont été écrites par Johann Esser et Wolfgang Langhoff, la mélodie a été composée par Rudi Goguel. hinter Stacheldraht verstaut. Dann zieh’n die Moorsoldaten          nicht mehr mit dem Spaten          ins Moor! Plusieurs milliers de déportés mourront noyés, Goguel est un des survivants. Terre de … quelques déportés libérés à l’issue de leur condamnation, choisirent de s’exiler et le firent connaître en Angleterre ; c’est là qu’en 1936, le compositeur Hanns Eisler, collaborateur musical de Bertolt Brecht, en fit une adaptation pour le chanteur Ernst Busch. Il figure depuis dans de nombreux carnets de chants scouts . United Kingdom. Ce quiz a été mis en pause. ), Das „Lied der Moorsoldaten“. L’amour de la liberté et l’appel à surmonter les difficultés sans perdre espoir font également écho aux valeurs du scoutisme. Un chœur intervient pour le refrain et chante à l’unisson le dernier couplet. graben bei dem Brand der Sonne, Des interludes musicaux sont joués par un un accordéon diatonique, des violons de fortune fabriqués par les détenus et un Teufelsgeige, ensemble de petites assiettes et boîtes de conserve clouées sur un manche de bois. Le parcours du Börgermoorlied à travers l’Europe, et jusqu’aux États-Unis, a cela d’unique que le chant connaîtra une double-circulation quasi-simultanée – à l’intérieur du système concentrationnaire d’une part, et dans les pays où se sont exilés des réfugiés politiques allemands de l’autre – sous deux versions musicales distinctes. Le Chant des déportés ou Chant des marais a été écrit par des détenus du camp de concentration de Börgermoor en 1933. Ce camp fut évacué début mai 1945 devant l’arrivée des forces alliées. Nombre d’adolescents le découvrent dans la version anglaise The Peat Bog Soldiers interprétée par le chanteur folk Pete Seeger à la Schaubühne de Berlin-Ouest en 1967. Untersuchungen zur Folkbewegung in der Bundesrepublik Deutschland, Essen, Die Blaue Eule, 1995. Dès le lendemain du spectacle Zirkus Konzentrazani, nombre de détenus recopient les paroles ou la partition sur du papier. L’idée de la composition d’une chanson, qui ferait office d’« hymne » du camp, voit ainsi le jour. Ses auteurs, trois déportés communistes, l’apprirent à d’autres internés qui l’interprétèrent un jour devant les quelques 1000 prisonniers du camp, qui en reprirent le refrain… Le chant fut immédiatement interdit. Où nous devons sans cesse Flucht wird nur das Leben kosten, Il est par ailleurs entonné – à voix basse – pour les nouveaux arrivants dans certaines baraques. Créé par des détenus communistes dans l’un des premiers camps nazis, ce chant constitue un exemple unique de double-circulation européenne et même internationale en temps de guerre. Le chant est écrit pour une voix soliste accompagnée. En 1972, l’acteur grec Kostas Papanastasiou en fait un arrangement dans le style de la « chanson artistique » grecque (entechno). Unpolitscher Tatsachenbericht. Après la Première Guerre mondiale qu’il a fait comme fantassin, il a travaillé comme mineur en basse Rhénanie. doch zur Heimat steht der Sinn. De cette époque date l’adaptation anonyme intitulée Le Chant des Marais, qui ne comporte que les quatre couplets choisis par Eisler. Pour Langhoff – qui évoque neuf cents détenus –, le spectacle en lui-même est une victoire, celle de la résistance spirituelle au processus de déshumanisation : Les SS étaient, pour ainsi dire, nos invités. Fackler, Guido: „Des Lagers Stimme’ – Musik im KZ. Pour éviter que les gardiens et le commandant ne prennent des photos, on les installe face au soleil. Membre du parti communiste, acteur dans une compagnie de théâtre militant, il est arrêté par la Gestapo le 28 février 1933 et déporté en juillet à Börgermoor. Des contacts sont échangés entre prisonniers de différentes baraques et une véritable mutualisation des talents s’organise. Au programme : des gymnastes, deux clowns, des jongleurs de massue, un comique, les Moor’ Girls – cinq prisonniers travestis –, des lutteurs, des acrobates, un combat de boxe humoristique, un numéro avec une cigogne faite d’un balai et d’un drap, qui répond aux questions du public par des hochements de tête, ainsi que deux « soldats du marais » parodiant l’obligation continuelle pour les détenus de se compter ou de chanter en toute occasion. Où nous pourrons sans cesse, Wolfgang Langhoff, Les Soldats du Marais. Dans les arbres secs et creux. Le Chant des marais a pour titre original Moorsoldatenlied (Chant des soldats du marécage), ou Börgermoorlied (chant de Börgermoor). Employé dans le service publicité d’un fabricant de machines de Düsseldorf, il entre au parti communiste et à l’opposition syndicale révolutionnaire en 1930. Je dirai :« Tu es à moi ! Ô terre d’allégresse Peu après, Eisler le fait donner aux États-Unis à l’occasion d’un concert dont les bénéfices étaient destinés aux enfants victimes du régime nazi. Il sera libéré le 31 mars 1934. qui a lui-même une histoire peu banale. Le titre de la chanson évoque les travaux forcés à l’aide d’outils rudimentaires. Le camp de Börgermoor, officiellement l’Emslandlager, était un camp de concentration nazi situé dans le Pays de l’Ems en Basse-Saxe.

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